Dragon Wang

SG-1000 II

Vous interprétez ici Dragon Wang dans ce qui s'avère un clone assez limité de Spartan X. Ce qui signifie que vous vous baladez sur une ligne droite et les méchants arrivent des deux côtés. Quand ils sont à votre niveau il faut que vous les tapiez un coup pour les vaincre; et si vous ratez votre timing ils vous tapent avant.

Il n'y a vraiment pas beaucoup plus de subtilité que ça, vous ne disposez que d'une action : taper, debout, baissé ou en sautant.

Oh, et le coup de pied sauté ne touche pas les ennemis, donc en faite vous pouvez oublier ça.

De temps à autres un ennemi laissant des couteaux débarquera, et il vous faudra l'atteindre en évitant ses projectiles avant de le frapper; et c'est là qu'un des soucis du jeu se montrera. En effet l'arrivée des ennemis est aléatoire et régulièrement vous serez submergé d'adversaire de tous parts pendant que des lanceurs vous arroseront de couteaux en même temps, faisant diminuer à toute vitesse votre barre de vie.

Plus ennuyeux, vous rencontrerez au bout de chaque couloir un mid-boss frappant aléatoirement vers le haut ou le bas. Votre seul espoir de les vaincre est de frapper baissé en espérant que le boss tape plus souvent en hauteur et que que vous surviviez à un cheveux près. Heureusement après vaincu chaque boss vous récupérez toute votre vie, c'est déjà ça.

Le boss de fin de [1er] niveau est par contre imbattable, n'ayant aucune ouverture dans ses attaques et pouvant EN PLUS se téléporter. Si le vaincre est possible, ça doit être de l'ordre du miraculeux (j'y suis pas parvenue pour ma part, malgré une bonne dizaine d'essais).

Si Dragon Wang est véritablement dépouillé à l'extrême dans son exécution, il l'est autant dans sa réalisation. Le scrolling se fait ainsi case à case, rendant le défilement de l'image saccadé et assez pénible. Les graphismes sont purement fonctionnels : plus schématique ça serait en bonhomme-bâtons (il n'y a pas de décor autre que le sol, d'ailleurs).

En dépit de son aspect complètement arriéré, Dragon Wang se laisse jouer, mais sa primitivité le rend rapidement assez ennuyeux.

Sans plus.